Résumé

Joseph Morlent Tragique épisode de l'histoire du Havre au XVIe siècle… (1857)

Quand ils retournèrent au Havre pour la quatrième fois, les portes s'ouvrirent, les pontslevis s'abaissèrent, l'accueil que les députés reçurent des habitants ressemblait presque à une ovation : Enfin justice se fera! tel est le cri qui retentissait sur leur passage et trouvait de l'écho dans les carrefours et sur les places publiques. Un seul homme doutait encore de cette justice humaine, c'était le père des trois victimes ; un billet qui, dans la matinée lui était parvenu, contenait ces mots : « Goujon et ses
complices se sont évadés cette nuit, couverts d'une haute protection. »
Source : Gallica

Joseph Morlent Tragique épisode de l'histoire du Havre au XVIe siècle… (1857)

C'est aussi que le lieutenant Goujon était un homme précieux pour un gouverneur tel que Villars. Goujon, lâche comme tous ceux qui intriguent sourdement pour donner satisfaction à leurs passions haineuses, à leurs petites rancunes sournoises, ou encore aux passions et aux rancunes de leurs supérieurs, Goujon assumait servilement sur lui tout l'odieux des actes vexatoires, sauf à s'abriter ensuite sous le manteau de son chef pour braver la justice
et y chercher l'impunité au risque de faire détester le pouvoir et l'autorité du gouverneur.
Source : Gallica

Joseph Morlent Tragique épisode de l'histoire du Havre au XVIe siècle… (1857)

Des potences furent érigées en permanence dans tous les quartiers de la ville et une somme de deux mille écus, somme exorbitante pour ce temps là, fut promise à tous ceux qui pourvoiraient les gibets de la sainte ligue. On pendit beaucoup, mais on paya peu ; tout soldat devait obéir à Villars à peine de vie, porte le même arrêt. Rouen était à la merci des instincts cruels de cet homme.
Source : Gallica

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