Goujon

Définition et enjeux

Hilarion Vigouroux,  Traité complet de médecine pratique à l'usage des gens du monde… (1897-1899)

“ Sa fécondité est si prodigieuse que dans les étangs, on le donne pour nourriture aux grandes espèces, comme les truites, les brochets, les carpes, etc.
Les anciens connaissaient le goujon ; Galien en dit le plus grand bien et Ausone vante ceux qu'on prenait dans la Moselle.
Sa chair a une saveur réellement exquise, c'est pourquoi les plus fins gourmets ne dédaignent point, loin de là, sa croquante et savoureuse friture. Ils ne font pas comme le héros de La Fontaine : Du goujon! c'est bien là le dîner d'un héron!
”
Source : Gallica

Lucien Biart,  Voyages et aventures de deux enfants dans un parc (1883)

“ Le beau petit goujon ! dit Paul en saisissant un des poissons ; il sera pour moi.
– Ton goujon est une ablette, dit Emile, une parente de la carpe, reconnaissable à son corps aplati, à sa tête pointue, à sa mâchoire inférieure plus longue que la supérieure.
– Elle est bonne à manger, n'est-ce pas ?
– Pas trop, car sa chair est molle et sans goût. Cependant l'ablette est précieuse : c'est avec ses écailles que l'on donne aux perles fausses leur couleur nacrée.
”
Source : Gallica

Louis Rouquet,  Au bord de l'eau : les loisirs d'un vieux pêcheur (1924)

“ Tout le monde connaît le goujon. Avec sa forme allongée, sa livrée nuancée de gris, de fauve et de brun verdâtre avec les barbillons qui ornent ses lèvres, on pourrait le prendre à première vue pour un petit barbeau, qui aurait perdu deux de ses barbillons à la bataille. Sa bouche est placée très en-dessous de sa tête afin de lui permettre, en sa qualité de poisson de fond, de saisir facilement sa nourriture. ”
Source : Gallica

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