Bastille

Définition et enjeux

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  La comtesse de Charny. Tome 7 (1858)

“ Savez-vous ce qui a renversé la Bastille, Gilbert? — C'est le peuple. — Vous ne m'entendez pas : vous prenez l'effet pour la cause. Pendant cinq cents ans, mon ami, on a enfermé à la Bastille des comtes, des seigneurs, des princes, et la Bastille est restée debout. Un jour un roi insensé eut l'idée d'y renfermer la pensée : la pensée à qui il faut l'espace, l'étendue, l'infini; la pensée a fait éclater la Bastille et le peuple est entré par la brèche. —C'est vrai, murmura Gilbert. ”
Source : Gallica

Charles Delon,  Notre capitale Paris (1888)

“ Il y avait, voyez-vous, entre Paris et la Bastille quelque chose comme une haine personnelle et de longue date. Depuis des siècles la population et la vieille forteresse s'entre-regardaient de travers. Làhaut les gueules des canons se montraient aux embrasures, tournées aussi bien vers la ville que vers le dehors. Sur un signe, la Bastille eût pu raser le quartier Saint-Antoine et le faubourg. Comme prison, elle était plus odieuse encore. Il y avait des légendes sur ses affreux cachots, noirs, pleins de rats1. ”
Source : Gallica

Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)

“ « Et qu'est-ce que la Bastille faisait à ce peuple ? Les hommes du peuple n'y entrèrent presque jamais Mais la justice lui
parlait, et une voix qui plus fortement encore parle au coeur, la voix de l'humanité et de la miséricorde ; cette voix douce qui semble faible et qui renverse les tours, déjà, depuis dix ans, elle faisait chanceler la Bastille. »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature