Résumé

Banquet réformiste d'Annezin-lez-Béthune… (1847)

Gardons-nous, Messieurs, des doctrines qui, confondant les temps et les pays, prétendraient emprisonner la France d'aujourd'hui, la France démocratique dans les vieilles traditions de la vie bourgeoiser et privée. La vie privée dispose mal les caractères aux devoirs politiques. Le foyer domestique abrite mal le patriotisme ; l'isolement des citoyens ; c'est la négation des moeurs d'un peuple libre ; c'est pour l'honnêteté politique de chacun une redoutable occasion de péril.
Source : Gallica

Banquet réformiste d'Annezin-lez-Béthune… (1847)

Messieurs, en bon citoyen, il n'est pas de prospérité ni de grandeur que je ne souhaite à mon pays ; mais mon voeu le plus ardent, je l'avoue, c'est de lui voir et des hommes et des moeurs tels que je viens de les esquisser, à la hauteur des devoirs si difficiles de la vie politique ouverte désormais devant nous. A cette condition, mais à cette condition seulement, toute réforme, tous progrès, toute conquête dans les idées et les institutions seront vrais, profonds et indestructibles.
Source : Gallica

Banquet réformiste d'Annezin-lez-Béthune… (1847)

Mais il n'en est pas ainsi : toute la loi électorale est fondée sur cette fiction constitutionnelle, que l'électeur reçoit une délégation de la nation au nom et aux droits de ses concitoyens ; mais ce droit n'est pas sa propriété, pas plus que le droit accordé au jury de prononcer sur le sort de ses concitoyens, ne constitue une propriété en sa faveur. La délégation de la puissance est un droit accordé à l'électeur, c'est un devoir qui lui est imposé, et non pas une propriété qu'il peut sacrifier, subordonner aux plus vifs intérêts
Source : Gallica

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