Résumé

Réforme électorale et parlementaire… (1847)

Messieurs, il arrive trop souvent qu'un peuple doit se montrer plus sage que son gouvernement : c'est là le spectacle instructif et consolant tout à la fois que montre à ce moment notre France, tandis que ceux qui la gouvernent emploient tout ce que leur donne d'attribution et de force le gouvernement le plus centralisé du monde à miner, à fausser, à détruire les institutions. Notre nation, plus sage qu'eux, emploie de son côté tout ce qu'elle a de lumière et de patriotisme à les défendre, à les fortifier contre ces mêmes hommes qui s'efforcent de les ruiner tout en les exploitant.
Source : Gallica

Réforme électorale et parlementaire… (1847)

Appuyer les droits du faible contre l'usurpation du fort, telle était jadis la politique instinctive et glorieuse de la France. Acheter la faveur du fort en l'aidant à écraser le faible, telle sera la politique de son gouvernement, tant qu'il aura les mêmes agents. (Oui, oui !)
Que l'opinion publique sommeille plus longtemps, que l'insouciance publique laisse se prolonger encore l'existence de cette administration, et l'Europe sera bientôt en droit de dire que la nation française a abdiqué sa souveraineté. (Non, non ! Elle le prouvera !)
Source : Gallica

Réforme électorale et parlementaire… (1847)

Sur le terrain qu'il ombrage, toutes les nuances de l'opposition peuvent se rencontrer sans crainte d'y trouver un piège. Il ne saurait y avoir entre elles ni fusion, ni confusion, mais seulement accord, union franche et loyale dans un but déterminé : la réforme électorale et parlementaire, point de départ et moyen pacifique de tout progrès, ancre de salut pour tous les citoyens qui redoutent les révolutions sanglantes, et veulent, pour les éviter, réaliser par des transformations successives les améliorations politiques et sociales que l'esprit et les besoins des populations réclament.
Source : Gallica

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