La démoralisation désigne un affaissement des valeurs éthiques ou de la cohésion sociale, souvent associé à des crises politiques, économiques ou militaires. Xavier Raymond l’associe à la défaite militaire et à une « trahison du ciel », tandis que Louis Garneray souligne les effets de la souffrance et de l’abandon légal sur la perversité humaine.
James Fenimore Cooper la considère comme une conséquence inévitable de l’injustice systématique, et Paul Thureau-Dangin évoque l’effondrement moral des soldats confrontés à la mort. Ces approches, allant de l’individu à la société, révèlent une préoccupation constante : la démoralisation, selon ces auteurs, est un phénomène plurifactoriel, alimenté par la corruption, la misère ou l’absence de justice.