Louis Rossel

Élements biographiques

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel La défense de Metz et la lutte à outrance (1871)

LA DÉFENSE DE METZ
ET
LA LUTTE A OUTRANCE
LA DÉFENSE NATIONALE
Metz, 8 août 1870.
La puissance militaire de la France a été dilapidée : 1° par les réformes apportées à l'organisation de l'armée ; 2° par la division de l'armée active en plusieurs commandements, et sa répartition sur une frontière étendue. « Qui veut tout garder, ne garde rien. » (Napoléon.) L'ennemi, plus nombreux que nous et plus vite organisé, avait cru, au premier moment, avoir à se défendre et s'est vigoureusement préparé à la défensive.
Source : Gallica

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel Les derniers jours de Metz (1871)

Les officiers se groupent, on forme un cercle; le colonel répète en balbutiant qu'il n'y a rien à faire, qu'on rend les armes, que tout est fini. La séance devient tumultueuse, on parle d'aller à l'arsenal reprendre les drapeaux, on parle d'aller exécuter Bazaine.
Tout à coup surgit au milieu de la foule le même carabinier que j'avais vu au cercle l'avant-veille, toujours aussi animé, et toujours aussi brouillon; sa voix domine la tempête: « Le rappel ! le tocsin ! aux armes ! aux armes ! »
Source : Gallica

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel La défense de Metz et la lutte à outrance (1871)

L'emploi que les Prussiens ont fait de leurs uhlans dans la guerre actuelle peut passer pour un modèle, ce serait déjà beaucoup de les imiter; mais notre cavalerie peut faire mieux encore. Formés en brigades mixtes de huit ou dix escadrons et de deux ou trois bataillons, nos chasseurs doivent assurer la sécurité de l'armée, répandre l'inquiétude sur toute l'étendue des cantonnements ennemis et nous préserver de ces honteuses surprises qui font presque toute l'histoire de la guerre actuelle.
La grosse cavalerie, divisée en brigades, ne peut rendre que des services insignifiants.
Source : Gallica

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