Eugène Roiffé

Élements biographiques

Eugène Roiffé L'obéissance passive dans l'armée… (1884)

Guerre sainte et nationale, mission sublime pour le succès de laquelle, il faut, sans jamais regarder en arrière, nous sacrifier tous et tout entiers.
D'indignes citoyens ont osé dire que l'armée avait été rendue solidaire de l'infamie de son chef. Honte à ces calomniateurs qui, fidèles au système des Bonaparte, cherchent à séparer l'armée du peuple, les soldats de la République. Non ! j'ai flétri, comme je le devais, la trahison de Sedan et le crime de Metz, et je vous appelle à venger votre propre honneur qui est celui de la France.
Source : Gallica

Eugène Roiffé L'obéissance passive dans l'armée… (1884)

Lorsque la capitulation de Metz et de l'armée du Rhin fut connue, un immense cri d'indignation s'éleva ; la France, frappée au cœur, chancela-un instant sous le coup, mais les patriotes, qui,
alors, tenaient dans leurs mains les destinées de la patrie, adressèrent à l'armée et au peuple les circulaires suivantes : Ordre à l'armée : Soldats !
Vous avez été trahis, non déshonorés ! Depuis trois mois, la fortune trompe votre héroïsme. Vous savez aujourd'hui à quels désastres l'ineptie et la trahison peuvent conduire les plus vaillantes armées.
Source : Gallica

Eugène Roiffé Trahison du maréchal Bazaine (1871)

A dix heures du soir, nous abandonnions des positions conquises au prix de tant de sang!
Le 16, deux jours après Borny, une deuxième bataille s'engage à Gravelotte, sur la route de Verdun.
Officiers et soldats sentent le besoin de vaincre; la patrie compte sur tous : là encore nous sommes vainqueurs; les masses prussiennes sont écrasées; la trouée est de nouveau possible, car la roule de Verdun nous est ouverte. Hélas! Bazaine s'arrête.
Source : Gallica

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