Bataille de Metz

Définition et enjeux

Gustave Thomas L'armée de Metz, 1870 (1896)

Avec la nouvelle artillerie, une place de guerre n'est plus à l'abri que sous la protection des forts avancés construits sur tous les points culminants qui l'entourent.
On doit à la puissante initiative du maréchal Niel d'avoir pu défendre Metz; sans, les forts, quoiqu'ils ne fussent pas en état de défense, après la bataille de Borny et notre passage sur la rive gauche, l'ennemi aurait bombardé la place.
Il faut aussi reconnaître qu'avec les ressources formidables dont les puissances militaires disposent à présent, une seule place forte est incapable d'empêcher une armée d'être bloquée.
Source : Gallica

Jean de Metz Aux pays de Napoléon : l'Italie… (1911)

Pas un pouce de terrain n'est cédé à l'ennemi jusqu'à ce qu'enfin, attaqués brutalement sur leurs derrières, ces vaillants, qui ont retardé la retraite au prix de leur sang, reculent en trébuchant sur les cadavres de leurs frères qui jonchent le sol. Il est quatre heures et la bataille paraît perdue. La déroute commence, les fuyards encombrent les routes, le râle des mourants emplit la plaine. Partout c'est la terreur ou le désespoir. La marche des ennemis se fait plus rapide, plus légère car la certitude de la victoire donne des ailes au plus lâche.
Source : Gallica

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel La défense de Metz et la lutte à outrance (1871)

Il y a autour de Metz, dans la zone d'action tactique des forts, cinq champs de bataille bien distincts; deux sur la rive gauche et trois sur la rive droite, dont un entre Seille et Moselle. L'un ou l'autre de ces champs de bataille peut être choisi pour théâtre d'une action décisive; mais le choix dépend de considérations étrangères à ce travail. Les uns et les autres sont assez étendus pour qu'on puisse y mettre en action une armée de 60 à 100,000 hommes, assez étroits pour qu'une telle armée puisse y lutter sans désavantage contre des forces supérieures.
Source : Gallica

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