Batterie (artillerie)

Définition et enjeux

Récits et souvenirs pour les canonniers… (1896)

En quelques minutes, la batterie perdit plus d'hommes et de chevaux qu'elle n'avait fait jusque-là pendant toute la lutte d'artillerie. La place n'était pas tenable et la batterie dut, sur l'ordre du commandant Jacquot, aller prendra une nouvelle position plus en arrière.
Le mouvement s'exécuta sans désordre, grâce à l'admirable sang-froid et au dévouement absolu des hommes, bien que les pièces et les caissons, réduits à deux ou même un attelage, dussent marcher au pas à travers les terres labourées, sous une pluie de projectiles.
Source : Gallica

Charles Nordmann Revue des Deux Mondes

Ils sont l’œil de la batterie, œil situé très en avant, et la batterie est à cet égard un peu comme ces crustacés pédoncules ou podophlalmiques qui portent leur organe visuel au bout d’une longue antenne. Etant donnée la rareté du personnel nécessaire, les meilleurs observateurs de première ligne pour l’artillerie sont encore les fantassins de la tranchée avancée, et c’est ainsi que s’est établie, peu à peu, une « liaison » intime et utile entre les deux armes.
Source : Wikisource

France. Ministère de la guerre Règlement sur les manoeuvres et les évolutions des batteries attelées… (1863)

On ne doit plus s'astreindre à un alignement correct, mais profiter de tous les accidents favorables du terrain pour couvrir les pièces, tirerle meilleur parti possible de leur feu, et mettre les caissons à l'abri sans toutefois les éloigner assez pour que la rapidité du tir en souffre. La batterie marchant en bataille et s'avançant vers l'ennemi, on fait prendre à l'avance aux caissons leur distance de batterie,
afin de réduire le nombre des mouvements à exécuter sous le feu de l'ennemi, et d'obtenir une formation en batterie plus rapide.
Source : Gallica

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