Jean de Pierrefeu

Élements biographiques

Jean de Pierrefeu La deuxième bataille de la Marne… (1919)

Le principal avantage du commandement allemand c'est la méthode d'attaque dont il est possesseur. L'adversaire n'a pas encore trouvé la parade qui la réduirait à néant.
La victoire est devenue une sorte de problème de dynamique. Si toutes les conditions en sont remplies, le succès est certain. La donnée essentielle, le facteur souverain, c'est la surprise. Toutes les raisons stratégiques du monde vont céder devant la nécessité de créer de nouveau la surprise. Le dispositif en demi-cercle du front allemand s'y prête d'ail, leurs à merveille.
Source : Gallica

Jean de Pierrefeu L'offensive du 16 avril : la vérité sur l'affaire Nivelle (1919)

Et quand on songe au terrain sur lequel va se dérouler cette marche intensive, ce plateau qui descend en pentes raides vers l'Aisne, ces éperons abrupts, ces vallons étroits, ces creutes profondes capables d'abriter un bataillon, cette forteresse naturelle garnie de troupes que l'ennemi renforcera peu à peu, à mesure que l'offensive se fait attendre et qui prend l'aspect d'un vaste camp retranché, l'on ne peut s'empêcher de frémir en voyant quels objectifs on assigne à nos divisions.
Source : Gallica

Jean de Pierrefeu L'offensive du 16 avril : la vérité sur l'affaire Nivelle (1919)

Que pouvions-nous espérer? Sur la Somme en 1916, une bataille de quatre mois nous avait coûté plus de 600 000 hommes, tant aux Anglais qu'à nous, pour récupérer 4 à 10 kilomètres de terrain en profondeur, sur 60 kilomètres de front. Et l'usure subie par les Allemands ne les avait pas empêchés de soutenir les Autrichiens gravement battus par les Russes et d'abattre la Roumanie.
En 1917, aurions-nous obtenu avec le même matériel de meilleurs résultats ?
Ce qui est sûr, c'est qu'au prix où se payait
ce genre d'attaques nous aurions perdu 400 000 hommes en quelques mois.
Source : Gallica

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