Jean-Roch Coignet,
Les Cahiers du capitaine Coignet
(1851)
“ Mais, à dix heures du soir, on nous fit débarquer, sac au dos, et partir pour le pont de Briques pour déposer nos couvertures. C’était des cris de joie. Dans une heure, toute l’artillerie était en marche pour la belle ville d’Arras. Jamais on n’a fait une marche aussi pénible, on ne nous a pas donné une heure de sommeil, jour et nuit en marche par peloton. On se tenait par rang les uns aux autres pour ne pas tomber ; ceux qui tombaient, rien ne pouvait les réveiller. Il en tombait dans des fossés, les coups de plat de sabre n’y faisaient rien du tout. ”
