Arras

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Roch Coignet Jean-Roch Coignet,  Les Cahiers du capitaine Coignet (1851)

“ Mais, à dix heures du soir, on nous fit débarquer, sac au dos, et partir pour le pont de Briques pour déposer nos couvertures. C’était des cris de joie. Dans une heure, toute l’artillerie était en marche pour la belle ville d’Arras. Jamais on n’a fait une marche aussi pénible, on ne nous a pas donné une heure de sommeil, jour et nuit en marche par peloton. On se tenait par rang les uns aux autres pour ne pas tomber ; ceux qui tombaient, rien ne pouvait les réveiller. Il en tombait dans des fossés, les coups de plat de sabre n’y faisaient rien du tout. ”
Source : Wikisource

Anatole Roland de Cadehol,  Histoires urbaines et rurales, par Roland de Cadehol (1877)

“ Arras, en dépit de son rang de préfecture, en dépit des efforts d'un administrateur habile et dévoué, M. E. Deusy, pour la remettre sur la voie de sa splendeur d'autrefois, Arras est une petite ville.
Tout s'y sait, et le moindre fait, comme partout où les distractions sont rares, y prend les proportions d'un événement.
Or, ce jour-là, Arras avait été particulièrement favorisée.
On avait eu deux grosses affaires à commenter, — l'installation des Bohémiens à la Tour de la Tard avisée et le bruit des fiançailles de Geneviève de Floodevacque et de Jean Adinfer, — répandu depuis le matin.
”
Source : Gallica

Portrait de Camille Enlart Camille Enlart,  Arras avant la guerre (1916)

“ Dès le iv° siècle, Arras fut renommée pour ses tissus ; à la fin du Moyen âge, c'étaient ses tapisseries que l'on vantait, à tel point qu'en italien, les tapisseries, d'où qu'elles viennent, se disent ATazzi.
Successivement ruinée par Attila, puis par les Normands, Arras fut rebâtie au XIe siècle et se divisa dès lors en ville et cité, celle-ci appartenant au roi et à l'évêque; tandis que la première était au comte et à l'abbé de Saint-Vaast.
”
Source : Gallica

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