Résumé

Fernand Lagarrigue Études et voyages : Paris, la Belgique… (1860)

Ah! si j'étais le roi de Hollande! (que l'acteur GilPérez me pardonne: l'Espagne n'est pas tout-à-fait sans avoir plus d'une analogie avec les Pays-Bas!) je voudrais avoir trois capitales à moi seul: Amsterdam, Haarlem et La Haye. A Amsterdam, je pêcherais les turbots du Zuyderzée; à Haarlem, je cultiverais les plus belles tulipes du monde, et à La Haye, enfin, je chanterais les arbres séculaires de mes promenades, les eaux qui babillent dans des ruisseaux caillouteux, les oiseaux qui s'aiment et qui se le disent dans un doux et poétique langage.
Source : Gallica

Fernand Lagarrigue Études et voyages : Paris, la Belgique… (1860)

Le rayon qui est parti de Rome pour briller sur la Belgique n'est pas venu se refroidir sur vos tourbes combustibles ; rendez-nous la liberté, nous voulons partir. Vos peintres sont des réalistes, et le réalisme est à notre art ce que les tragédies de Racine sont aux drames fébriles de Victor Hugo. Nous vivons par la
pensée, nous la mettons à nu sur nos toiles, qui sont aussi des chefs-d'œuvre.
Source : Gallica

Fernand Lagarrigue Études et voyages : Paris, la Belgique… (1860)

Je puise dans le courage des laboureurs de Berghem, un courage moral dont je ne me supposais pas capable, et, en admirant ces tableaux, je pense au musée du Louvre que je vais revoir et où, à côté de la Belgique et de la Hollande, je trouverai aussi la France avec ses chefsd'œuvre, l'Espagne et l'Italie avec leurs grands maîtres qui sont et seront toujours les gloires les moins frelatées et les plus incontestables de ces riches pays où l'imagination est sœur de l'amour, où la poésie a partout des autels et, maintenant surtout, de pieux néophytes.
Source : Gallica

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