Art ogival

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu La Restauration de nos monuments historiques devant l’art et devant le budget

Il est assez démontré aujourd’hui que l’art ogival n’est point l’art confus, capricieux et désordonné que s’imaginaient au commencement du siècle les premiers admirateurs du moyen âge, les romantiques, qui dans nos vieilles églises ne voyaient guère que l’effet pittoresque.
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Léon Malo Notre-Dame de Brou : étude sur la décadence de l'art ogival (1860)

Vers la fin du XVe siècle, l'art ogival entre dans sa période de décadence. Depuis quelques années un adversaire s'était levé qui commençait à envahir le monde; adversaire formidable, car ses armes étaient les mêmes dont l'ogive s'était servie : la nouveauté, les tendances religieuses du jour, l'état politique de l'Europe; et ses apôtres s'appelaient Brunelleschi et Michel-Ange.
Cet adversaire, c'était la Renaissance.
Source : Gallica

Léon Malo Notre-Dame de Brou : étude sur la décadence de l'art ogival (1865)

Le premier regard jeté sur la façade nous remplit à la fois de surprise, d'incertitude et d'admiration ; rien n'accuse plus clairement l'état d'affaissement où se trouvait l'art ogival lorsque Marguerite d'Autriche résolut de lui demander cette dernière manifestation; c'est une sorte d'accommodement entre le style naissant et le style déchu, souvent aux dépens de l'élégance et du bon goût.
L'architecte a essayé de cacher ce compromis sous un excès d'ornements d'une incroyable délicatesse, sans réussir à autre chose qu'à effacer davantage l'individualité de son œuvre.
Source : Gallica

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