Résumé

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Le Gascon s’est inquiété de la Flandre ; le Bourguignon a joui ou souffert de ce qui se faisait aux Pyrénées ; le Breton, assis aux rivages de l’Océan, a senti les coups qui se donnaient sur le Rhin ; l’esprit local a disparu chaque jour ; l’influence du sol, du climat, de la race, a cédé à l’action sociale et politique. Le Français du Nord a goûté le Midi, s’est animé à son soleil ; le méridional a pris quelque chose de la ténacité, du sérieux, de la réflexion du Nord. La société, la liberté ont dompté la nature ; l’histoire a effacé la géographie.
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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Si l’on visite celles de Paris, de Bourges, de Reims, d’Amiens, de Chartres, on est émerveillé, ne fût-ce que du nombre prodigieux de statues et de bas-reliefs qui complètent leur décoration.
De toutes les écoles de sculpture que compte notre pays au xiiie siècle, la plus pure, la plus élevée est sans contredit l’école de l’Ile-de-France, celle à laquelle nous devons les admirables sculptures de la façade occidentale de Notre-Dame de Paris, qui, à l’exception de celles de la porte Sainte-Anne, dont il a déjà été parlé, datent des premières années du xiiie siècle.
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Reproduisant des modèles déjà copiés, ne recourant jamais à la source vivifiante de la nature, traînant partout, de Marseille à Coutances, de Lyon à Bordeaux, leurs poncifs, ils couvrent la Gaule romanisée de monuments tous revêtus de la même ornementation banale, des mêmes bas-reliefs mous et grossiers d’exécution, comme ces joueurs d’orgues de nos jours qui vont porter les airs d’opéra jusque dans nos plus petits villages. — La sculpture dans les Gaules, au moment des grandes invasions, c’est-à-dire au ive siècle, n’était plus un art, c’était un métier, s’abâtardissant chaque jour.
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