Art byzantin

Définition et enjeux

Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey Revue des Deux Mondes

L’art byzantin, en effet, n’est que le produit d’une décadence à laquelle une nouvelle idée religieuse a imposé un caractère de mystique originalité bien différent du symbolisme antique. Sous l’influence de l’idée chrétienne toute nue, la terreur et la rudesse ont remplacé la force et la grace, la foi a détrôné l’amour.
Nous ne pouvons trop le répéter, pour bien comprendre le caractère de cette renaissance byzantine que tentent les artistes de l’Allemagne moderne, que prêchent ses écrivains, et pour en reconnaître toute la vanité, il faudrait étudier la décadence de l’art antique.
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Giorgio Vasari Vies des peintres, sculpteurs et architectes

Les artistes grecs et italiens entrèrent dans les ordres, s’associèrent aux missions, et confondirent, dans un même esprit de prosélytisme, la religion et l’art. L’art byzantin couvrit bientôt le monde, et devint précisément un des plus puissants agents de la civilisation compromise après tant de bouleversements. Comme le prêtre, ne reculant devant aucune fatigue, devant aucun danger, mais mieux que lui pouvant condescendre à certaines exigences, l’ouvrier byzantin pénétra partout. Où le moine n’eût pas pu s’immiscer, l’artiste était accueilli et souvent appelé.
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E. Beulé Revue des Deux Mondes

L’art byzantin devait réduire à une telle insensibilité les intelligences les plus éclairées. Cette lente éducation, qu’on appelait peut-être alors le progrès et que nous appelons la décadence, avait façonné les sens à d’autres habitudes.
Si les Grecs dégénérés ne savent plus comprendre les œuvres de leurs pères, que fait l’Italie, cette terre heureuse où le souffle du génie antique s’est ranimé ? Les grands artistes de la renaissance ont-ils les yeux tournés vers la Grèce ?
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