Paul Milliet,
Une famille de républicains fouriéristes…
(1915-1916)
“ N'êtes-vous pas la muse qui console? Des parias l'ange libérateur? De l'ouvrier n'êtes-vous pas l'idole? Ne sait-il pas tous vos refrains par coeur? Hélas ! en vain les pauvres prolétaires D'un joug fatal voudraient se dégager, Le capital les étreint dans ses serres ! Chantez encore, ô Béranger. ENVOI Doux souvenir ! votre bouche indulgente Daigna sourire à mes modestes vers, Et votre voix m'a dit : jeune homme, chante, Chante au soleil et même dans les fers; Et j'ai rêvé, mais j'étais en délire, De devenir un jour l'écho léger, Vague et lointain de votre grande lyre. ”
