Gustave Planche,
Portraits littéraires. André Chénier…
(1853)
“ Le mari a deviné le secret de Fernand , il a compris que la passion est usée dans son cœur . Pour punir du môme coup la maîtresse et l' amant , il refuse l' offre de Fernand . – Vous avez pris ma femme , gardez-la , – c' est à cette seule réponse qu' il borne pour le moment sa vengeance . Il part , et Fernand , resté seul avec sa maîtresse , ne tarde pas à mesurer toute la rigueur de l' expiation qui lui est imposée . Obligé de subir chaque jour les reproches , les larmes , le désespoir muet de la femme qu' il a pour jamais séparée du monde , sa vie n' est plus qu' un perpétuel supplice . ”
