Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron La vierge d’ivoire

En même temps que cette exclamation Fernand prit sa tête à deux mains, la serrant avec force comme si elle eût fait très mal et demeura ainsi, silencieux et sombre. Et, tout à coup, il saisit son chapeau et sortit précipitamment.
— Fernand ! Fernand ! cria Hortense saisie par un émoi indicible.
Fernand dégringolait l’escalier comme un fou.
— Fernand ! Fernand ! clama Hortense avec un sanglot dans la voix.
Elle s’élança sur les pas du jeune homme. Dehors, sur la place Jacques-Cartier, elle le vit sauter dans un fiacre qu’elle vit ensuite filer à toute allure.
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Elle sourit en voyant Philippe et elle regarda attentivement Lysiane qu’elle vit rayonnante de santé et de beauté. Ses yeux se fermèrent brusquement et tous les traits de son visage parurent se crisper sous la torture d’une souffrance atroce. Mais cela ne dura pas. Eugénie releva ses paupières sur Philippe auquel elle sourit encore longuement.
— Comment allez-vous, Eugénie ? demanda le jeune homme. Ah ! comme j’ai eu du chagrin quand Adolphe est venu m’apprendre votre maladie !
La malade demanda :
— Et vous, Philippe, vous êtes heureux ?
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Mme Roussel pencha ses lèvres sur le front de sa fille et lui murmura :
— Lysiane, tu l’auras ta petite Vierge d’Ivoire !
La jeune fille sourit et ouvrit les yeux.
— Vrai, maman ? fit-elle avec un regard reconnaissant.
— Oui, ton père va la demander dans les journaux, et on te la rapportera sûrement.
— Oh ! que je serais contente ! Il me semble, maman, que je serais mieux... il me semble que je pourrais vivre encore !
Et elle continua de vivre, la pauvre enfant, malgré les craintes exprimées par le docteur Rouleau, ou mieux elle se retint accrochée à son dernier souffle d’existence.
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