Arnould Frémy

Résumé

Arnould Frémy Paris-viveur

Le viveur et la viveuse se font valoir naturellement dans un souper.
L'un donne la réplique à l'autre : c'est comme un acteur et une actrice qui ont l'habitude de jouer ensemble et qui s'entendent bien.
Vous avez tant de femmes à Paris qui ne savent ni aimer, ni plaire, ni même exister avant minuit. Elles soupent, voilà tout.
Le souper est pour elles une seconde nature.
Le viveur et la viveuse s'aident quelquefois dans les mauvais jours.
Ils se prêtent de l'argent quand ils rencontrent au jeu quelque forte veine.
Source : Gallica

Arnould Frémy Paris-viveur

Le jeu.
Nous avons une. manière de jouer qui n'est qu'à nous seuls.
Ce sont presque toujours des sommes fabuleuses que nous jouons; seulement nous nous payons quelquefois, rarement, le plus souvent pas du tout.
C'est nous qui avons inventé le fétiche, ce précieux symbole qui passera à la postérité la plus reculée comme un monument curieux des principes et des mœurs de notre temps.
Le fétiche est un objet quelconque que le joueur met devant lui en entamant une partie, une bague, un cachet, moins que cela souvent, une allumette, un cure-dent, un bout de cigare.
Source : Gallica

Arnould Frémy Paris-viveur

Viveurs! Va donc pour ce nom-là!
Oui, qu'il soit le nôtre. Ayons nos points de ralliement, notre langage, notre extérieur, notre genre d'existence à nous; organisons nos diverses bandes à la fois, qui seront réunies et détachées les unes des autres, obéissant à un même mot d'ordre, qui sera la gastronomie à outrance, l'orgie à fond de train, surtout
l'excentricité, l'art de faire parler de soi par la mise en scène du plaisir.
Source : Gallica

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