“ Il est certain qu'à l'heure qu'il est, le peu de viveurs qui nous entourent en sont à se réfugier dans les catacombes de la gastronomie, comme les chrétiens aux époques de grandes persécutions. Êtes-vous quelquefois descendu dans les caves du café Anglais? C'est là, je vous assure, un voyage des plus curieux et des plus intéressants. Ces caves sont immenses; elles s'étendent fort loin sous les boulevards, et forment des défilés des plus compliqués. ”
Café Anglais
Définition et enjeux
Le Café Anglais, ancien restaurant parisien fondé en 1802, fut un lieu emblématique de la gastronomie et de la vie sociale à Paris. Nommé en hommage au traité de paix d’Amiens, il accueillit dès ses débuts une clientèle variée, des cochers aux aristocrates, avant de devenir un sanctuaire de la cuisine raffinée sous la direction de chefs comme Adolphe Dugléré.
Stendhal y voyait un lieu de relations, Balzac en fit un décor de romans, tandis que Flaubert et Zola y situèrent des scènes mémorables. Disparu en 1913, son héritage perdure dans les textes et l’architecture de son successeur.
Citations sur “Café Anglais”
Jules David, Le club des désoeuvrés. Tome 3 (1838)
“ Le café Anglais, le soir, a une physionomie toute différente de sa physionomie du jour. Passé minuit, vous n'y rencontrerez plus que des habitués, ou, pour ainsi dire, des familiers de la maison ; on y soupe en famille, et chacun de ceux qui y entrent est sûr d'être salué par son nom. Les petits salons du haut, qui seuls sont éclairés toute la nuit, sont exclusivement dévolus à une race d'hommes et de femmes dont la vie se passe entre ces deux limites, 192 ADOLPHE l'ivresse du jeu et l'ivresse de la table ; c'est une succursale de Frascati, un appendice au salon des Etrangers. ”
Gustave Claudin,
Entre minuit et une heure : étude parisienne
(1868)
“ Les gourmets, les grands personnages ne connaissent du Café-Anglais que le talent hors ligne de son cuisinier et l'oxcellence des Tins rares accumulés dans ses immenses caves. Quant au propriétaire de l'établissement, c'est un bon bourgeois de mœurs calmes et régulières, qui ne saurait être plus responsable des dangers que court la vertu dans les salons particuliers de sa maison, que ne l'a été des blessures faites à la bataille d'Austerlitz, le propriétaire du sol sur lequel s'est livrée cette formidable bataille. ”
Henri de Pène,
Paris mystérieux, par Manè
(1861)
“ Les caves du Café Anglais, vous les connaissez au moins de réputation. Ce sont de véritables catacombes que des lignes de chemins defer sillonnent en tous sens; le railivay n'y est pas plus rare que dans les campagnes qui verdoient autour de Londres. ”
Alfred Cunningham, Les Français au Tonkin et dans la Chine méridionale… (1903)
“ La vie de café est très modérée, très agréable et très populaire. Un Anglais, à moins qu'il ne soit sobre, aurait probablement besoin de boissons plus fortes et plus stimulantes; un verre de bière ou de liqueur suffit à un français pour toute sa soirée. ”
Gérard de Nerval,
Voyage en Orient
“ Je plains beaucoup ces gentlemen toujours coiffés, bridés, gantés, qui n'osent se mêler au peuple pour voir un détail curieux, une danse, une cérémonie, qui craindraient d'être vus dans un café, dans une taverne, de suivre une femme, de fraterniser même avec un Arabe expansif qui vous offre cordialement le bouquin de sa longue pipe, ou vous fait servir du café sur sa porte, pour peu qu'il vous voie arrêté par la curiosité ou par la fatigue. Les Anglais surtout sont parfaits, et je n'en vois jamais passer sans m'amuser de tout mon cœur. ”
Léon-Paul Fargue,
Le Piéton de Paris
“ Cafés crasseux, cafés pour hommes du Milieu, cafés pour hommes sans sexe, pour dames seules, cafés de tôliers, cafés décorés à la munichoise, esclaves du ciment armé, de l’agence Havas, tous ces Noyaux, ces Pierrots, ces cafés aux noms anglais, ces bistrots de la rue Lepic, ces halls de la place Clichy, donnent asile aux meilleurs clients du monde. Car le meilleur client de café du monde est encore le Français, qui va au café pour aller au café, pour y organiser des matches de boissons, ou pour y entonner, avec des camarades, des hymnes patriotiques. ”
Jules David, Le club des désoeuvrés. Tome 3 (1838)
“ Dis-donc, Achille, demanda une femme en montrant Maria , est-ce que mademoiselle est ta soeur? Tu veux la produire dans le monde, sans doute, et la façonner aux usages de la bonne société ? Un éclat de rire accueillit cette plaisanterie, que probablement tous les gens de goût ne trouveront pas irréprochable; mais au café Anglais, on ne se pique pas de connaître la fine fleur de la gaîté française ; pourvu qu'on crie, il importe peu à quel prix, et la conversation y est toujours montée au niveau du vin qu'on y boit. ”
Hugues Le Roux,
Confidences d'hommes (4e édition…
(1894)
“ Ainsi, un vrai gourmet va au Café Anglais pour y manger un œuf à la coque, un pot-au-feu ou un roastbeef. Il sait bien qu'il ne pourra obtenir satisfaction sur ces plats-là, voire d'un cordon bleu. Vous entendez bien, mes amis, que je ne veux point médire des cuisinières bourgeoises. La présence d'une femme me parait aussi nécessaire à la queue d'une casserole qu'au chevet d'un convalescent. Je préfère son instinct ”
Henri d' Alméras, La vie parisienne sous la Restauration
“ Sur le boulevard des Italiens, qui tendait de plus en plus à devenir le centre des plaisirs parisiens, voisinaient le Café Anglais, le Café Américain, et le Café de Paris. Le Café Américain avait, en 1825, pour patron, un ancien officier supérieur, « dont les nombreux amis suffisaient seuls au besoin pour en garnir toutes les tables (2) ». Le Café de Paris avait été fondé, en 1822, par Angilbert, qui avait acheté, au début de l'Empire, les cafés du Caveau et de la Rotonde. ”
Aurélien Scholl,
Les Dames de Risquenville. Préface de Julien Lemer
(1865)
“ Le café des Variétés , celui qui reçoit le plus de comédiens ; Le café du Helder , le plus d' officiers ; Le café Anglais est l' établissement où l' on rencontre le plus d' Espagnols ; Le café de Paris , dirigé par Charles Grossetête , est le restaurant où l' on voit le plus d' ingénieurs ; Quant au restaurant Peters , on y trouve le soir des gens de toute mise et de toute façon , presque tous boursiers , et , le matin , un public si bruyant , qu' il y a un petit coin de la maison qu' on appelle « le marché aux giffles . » ”
Victor Fournel,
Vacances d'un journaliste. Huit jours dans les Vosges…
(1876)
“ Même les deux ou trois cafés qui s' intitulent français , dans le quartier de Leicester-Square , et qui sont des prodiges de gaieté relativement aux autres , m' ont donné le spleen chaque fois que j' y ai pénétré . D' un bout à l' autre de Londres , vous chercheriez en vain un café où l' on pût prendre sa demi-tasse sur le trottoir , comme il y en a tout le long de nos boulevards , ou dont la devanture s' ouvrit pour laisser pénétrer un peu d' air dans l' intérieur . D' ailleurs , tous les Anglais comme il faut , tous les gentlemen , ont leur club ”
L'album de l'exposition illustrée… (1867)
“ Seulement, au lieu de ces vases de cristal qui, selon nous, ont le tort de rappeler l'étalage des « spécialités de cafés », il nous eût semblé préférable d'imiter les Anglais dans leur exposition de produits coloniaux, et de mettre sous les yeux des visiteurs les balles de café, telles qu'elles arrivent de la Martinique ou de la Réunion ; le coup d'œil eiit peut-être manqué d'élégance, mais non d'un certain cachet. ”
Victor Fournel,
Esquisses et croquis parisiens…
(1876-1879)
“ Il est peu de restaurants dans le monde qui soient plus célèbres que le café Anglais. Les chroniqueurs, sans en excepter ceux qui dinent à prix fixe ou qui fréquentent les bouillons Duval, lui ont fait unerenommée. Le drame et le roman ont surtout usé et abusé de son fameux cabinet, le grand seize : on l'a mis un jour en scène dans une comédie, et cette nouvelle, célébrée dans les feuilletons des lundistes, a fait courir tout Paris. ”
Verney Lovett Cameron,
Notre future route de l'Inde : ouvrage traduit de l'anglais…
(1883)
“ Lors de la halte, à mi-chemin, quoiqu'il y eût céans un café, notre guide préféra nous conduire à sa propre demeure, où sa femme nous servit des œufs, avec une espèce de légume qui n'était pas du tout mauvais. Au dessert, nous eûmes du raisin, et ensuite un café passable. Ces paysans cypriotes semblent certainement à leur aise, et, si leurs maisons ne reluisent pas autant que les cottages anglais, j'ai idée qu'au fond elles pourraient valoir mieux. Ils manquent évidemment d'une foule de choses que le progrès de la civilisation fait estimer dans notre Angleterre ”
“ Ils ne se perdent jamais tout à fait de vue dans l'existence, et se font des signes de loin, à travers les orgies, comme des gens qui sont sfirs de se retrouver tôt ou tard. Ils finissent quelquefois par collaborer et par ouvrir ensemble une table d'hôte mélancolique dans le quartier Montmartre, aux Batignoles ou en Californie. XXXVII, Les caves du café Anglais. il faut dire les choses telles qu'elles sont, conformément à nos mœurs pré- sentes et à la réalité qui nous entoure. ”
Les Usages du Siècle : lettres…
“ Le café est servi au salon par la dame de céans; on ne le prend jamais à table, à moins d'une grande intimité; évitez de remplir trop la tasse, il arriverait un «bain de pied»; on sert généralement du rhum, du cognac, et une autre liqueur avec le café.Si l'on désire se retirer après le dîner, on doit avoir averti la maîtresse de la maison en faisant la réponse d'acceptation, ou, si le cas a été de la dernière heure, on doit la prévenir en arrivant.On part à l'anglaise, sans rien dire. Le maître ou la maîtresse du logis vous excuse auprès des autres convives. ”
Antoine Galland, De l'Origine et du progrès du café… (1836)
“ Un peuple , naturellement vif et léger, dut adopter bien vite l'usage d'une boisson qui était si propre à entretenir sa gaîté ordinaire. Elle fut d'abord un objet de fantaisie ou de luxe , et elle ne tarda pas à devenir un besoin , surtout pour les riches. Le goût s'en répandit de proche en proche dans toutes les conditions et dans tous les pays. Les habitants du Nord s'y accoutumèrent ; ils préférèrent cette boisson à leurs liqueurs. Enfin toute l'Europe prit du Café. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1858)
“ Les cafés de Londres les plus achalandés souscrivent pour dix à douze exemplaires des mêmes feuilles, afin de ne pas faire attendre les curieux, et cela avec d'autant plus de raison que, malgré son grand flegme, l'Anglais est, de tous les Européens, celui qui aime le moins à attendre. ”
Jules Michelet,
Revue des Deux Mondes
“ La boutique élégante de causerie, salon plus que boutique, change, ennoblit les mœurs. Le règne du café est celui de la tempérance : — le café, la sobre liqueur, puissamment cérébrale, qui, tout au contraire des spiritueux, augmente la netteté et la lucidité, — le café qui supprime la vague et lourde poésie des fumées d’imagination, — le café anti-érotique, imposant l’alibi du sexe par l’excitation de l’esprit. ”
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre,
Œuvres complètes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre
“ Quand on en brûle dans mon escalier, j'ai des voisins qui ferment leur porte, et moi j'ouvre la mienne. Vous prenez donc du café, lui dis-je, puisque vous en aimez l'odeur. Oui, me répondit-il ; c'est presque tout ce que j'aime des choses de luxe, les glaces et le café. J'avais apporté une balle de café de l'île de Bourbon, et j'en avais fait quelques paquets que je distribuais à mes amis. Je lui en envoyai un le lendemain, avec un billet où je lui mandais que sachant son goût pour les graines étrangères, je le priais d'accepter celles-là. ”
Léon-Paul Fargue,
Le Piéton de Paris
“ La place en effet vit, respire, palpite et dort par la vertu de trois cafés aussi célèbres aujourd’hui que des institutions d’État : les Deux Magots, le Café de Flore et la Brasserie Lipp, qui ont chacun leurs hauts fonctionnaires, leurs chefs de service et leur gratte-papier, lesquels peuvent être des romanciers traduits en vingt-six langues, des peintres sans atelier, des critiques sans rubrique ou des ministres sans portefeuille. ”
Charles Virmaître, Paris qui s'efface ([2e édition… (1887)
“ Laissez-les chanter, dit le proverbe ancien; laissezles boire, dira le proverbe nouveau, le peuple qui boit ne pense pas! et ce n'est pas au fond d'un bock ou d'un verre d'absinthe que les jeunes retrouveront le patriotisme, le courage et l'abnégation de leurs ainés. Les cafés littéraires ne sont plus ; morts le café Procope, le café de Mulhouse, le café de la Rotonde, la Brasserie du père Andler, le café des Variétés, ils sont remplacés par le Lapin, la Truie qui file, les Incohérents, la Salamandre, le Rat mort (le café de la vieille garde) et autres vacheries. ”
Richard Kron, Le petit Parisien : lectures et conversations françaises sur tous les sujets de la vie pratique à l'usage de ceux qui désirent connaître la langue courante… (1913)
“ Dans presque toutes les rues de Paris, mais surtout dans les grandes artères, telles que les boulevards et les avenues, il y a un grand nombre de cafés. On y voit, avant ou après les heures des repas, des personnes qui viennent y prendre leur café avec ou sans petit verre (de cognac, de rhum, de kir [s] ch, de quet [s] che, de marc) ou leur bock (ou verre de bière) . A «l'heure de l'apéritif» (entre 4 et 6 heures, avant le dîner) surtout, les cafés sont fréquentés par des consommateurs qui prennent un apéritif (c.-à-d. une liqueur qui ouvre l'appétit) , p. ex. ”
Louise Bourbonnaud,
Les Indes et l'Extrême-Orient, impressions de voyage d'une Parisienne…
“ Les cafés sont fort bien installés et regorgent de monde. Ils ont des terrasses, à la mode française, où les consommateurs, Arabes ou Européens, dégustent leur café ou leur absinthe, en regardant les passants. De petits indigènes se promènent par les rues avec une boîte contenant des brosses et du cirage, et vous offrent de faire briller votre chaussure. Les bazars sont bien garnis de marchandises et les chalands et les promeneurs s'y pressent. ”
Adèle Favand, Le Château et la ferme,... par Mme Adèle Favand… (1844)
“ JULES. — Le café vient-il aussi de l'Amérique ? M. DE ROMILLY. — Le caféier, ou arbre à café, est originaire de l'Arabie-Heureuse, d'où on l'a transporté dans les colonies américaines; son fruit est une sorte de cerise renfermant deux fèves accolées ensemble ; ce sont ces fèves qu'on brûle et qu'on réduit en poudre pour en faire une boisson. Le café n'est pas favorable à tous les tempéraments; il en est qui ne peuvent le supporter; il cause de l'agitation, et a la propriété de combattre le sommeil. HIPPOLYTE. — En ce cas, j'aurais besoin d'en prendre deux ou trois grandes tasses chaque jour ”
Paul Arène,
Paris ingénu
(1882)
“ On vient beaucoup en famille rue de la Gaîté. Détail touchant et caractéristique : un café, pour attirer la clientèle, donne en sus de chaque - consommation, sans augmenter les prix, un menu bonbon, pipe en caramel ou lapin en sucre, que les gamins ravis lèchent et croquent en regardant mère et papa déguster lentement leur demi-tasse. ”
Jules Breteuil, Le cuisinier européen : ouvrage contenant les meilleures recettes des cuisines française et étrangères… (1860)
“ De toutes les méthodes, la plus simple est celle qu'on pratique en Hollande, en Bèlgique, et dans tout le nord de la France. Il est vrai que, dans tous ces pays, le café est habituellement très-faible ”
Alphonse Chevallier, Du café : son historique, son usage…
“ Les cafés enrobés avec le sucre, la mélasse torréfiée, les caramels, le toniah, présentent ce caractère que, mis en contact avec l’eau, ils la colorent rapidement. On aperçoit des stries colorées qui descendent dans le liquide, et si l’on n’agite pas le vase, il y a au fond de ce vase accumulation d’un liquide très coloré. Ces cafés donnent des infusions plus chargées, que nous n’apprécions pas, mais qui sont recherchées : 1° par les crémiers qui, à Paris, font un grand débit de café au lait ”
Paul Vibert,
Pour lire en traîneau
“ Les voilà donc tous disparus aujourd’hui et c’est en vain que l’on chercherait le vieux petit café blanc et or de quartier, et le pilier de café, lecteur-frondeur du Siècle, à la longue et vaste redingote luisante, noire, jamais bien tournée, les pans ballants, et l’odeur de levure de bière surie et le jeu de tric-trac pour les habitués tranquilles. De nos jours, tout le monde va au café en passant, en courant, sans en être un pilier. ”
Paul Arène,
Friquettes et Friquets
“ Si le café proprement dit est curieux avec ses murs de grossier crépi, où des crevasses sont imitées, son plafond à poutrelles, les hauts landiers en fer et les chandeliers rustiques de sa cheminée, ensemble dont le seul aspect évoque dans les cerveaux les plus hermétiquement bouchés des visions de retour de chasse ou d’arrivée par la diligence, oui ! si le café proprement dit est curieux, le sous-sol, certes, ne l’est pas moins. ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Après avoir fait griller le Café, quelques personnes, au lieu de le moudre, versent de l'eau bouillante sur le grain entier, et composent ainsi une liqueur moins forte que celle que l'on sert communément sur nos tables. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Les tables peintes en marbre, les tabourets en velours d’Utrecht rouge, le quinquet à globe plein d’huile alimentant deux becs et attaché par une chaîne au plafond et enjolivé de cristaux, commencèrent la célébrité du Café de la Guerre. Là, de 1802 à 1814, tous les bourgeois de Soulanges allaient jouer aux dominos et au brelan, en buvant des petits verres de liqueur, du vin cuit ; en y prenant des fruits à l’eau-de-vie, des biscuits ; car la cherté des denrées coloniales avait banni le café, le chocolat et le sucre. ”
