Jules David, Le club des désoeuvrés. Tome 3 (1838)
“ Marguerite marchait à côté de sa tante d'un air distrait et empressé à la fois. Quand des jeunes gens passaient auprès d'elle, elle baissait les yeux en rougissant; et la fruitière alors ne manquait pas de lui dire : — Allons, ma fille, tiens-toi droite et ne baisse pas ainsi la tête. On ne meurt pas pour regarder un homme en face ! tu en verras bien d'autres, mon Dieu ! Pour une provinciale élevée dans des habitudes de modestie exagérée, c'est quelque chose d'étrange que cette intrépidité parisienne, cet aguerrissement féminin qui ne s'effraie plus que des dangers réels. ”
