César Lecat Bazancourt

Résumé

César Lecat Bazancourt A côté du bonheur. T. 1 (1845)

Le comte ne put maîtriser un mouvement d'embarras et d'inquiétude ; car son amour pour Rosina, et l'abandon dans lequel il l'avait laissée, se retracèrent à son imagination.
— La cabane de ce guide dont vous parlez, lui dit-il, n'est-ce pas celle que l'on aperçoit là-haut, entre ces deux rochers?
— Oui, M. le comte, c'est elle, noire, sombre et lugubre, planant sur nous comme un corbeau sur deux cadavres. — Mais, ne nous arrêtons pas plus longtemps ici : car nous serions en retard pour rejoindre madame la comtesse.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt A côté du bonheur. T. 1 (1845)

Quelques moments de silence se passèsèrent : — le comte écarta ses deux mains qui lui cachaient le visage, et le regard qu'il jeta sur la jeune fille eut quelque chose de si ardent, si incisif, que celle-ci baissa involontairement les yeux sans comprendre pourquoi elle rougissait ainsi. — Dieu a mis dans le coeur de la jeune fille un instinct de crainte et de pudeur qui se révèle même avant sa volonté.
— Rosina, dit le comte d'une voix tremblante, si vous saviez combien il est horrible d'avoir dans la tête une fièvre qui dévore, et dans le coeur un secret qu'on n'ose dire. — Oh !
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt A côté du bonheur. T. 1 (1845)

En ce moment le baron sortait, et la tante Béatrix lui prodiguait, avec une effusion des plus expressives, une poignée de main politique.
— Ne soyez; pas ainsi abattu et consterné, mon cher chambellan, lui disait-elle, portez sur votre visage et sur votre personne cette dignité d'une conscience calme et pure ; — qu'importe le jugement des hommes? c'est le pays que vous servez.
— Vous en parlez bien à votre aise, répliqua le baron ; avec le jugement des hommes on va en prison, et avec la dignité de sa conscience on meurt de faim.
Source : Gallica

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