Claude-Henri Watelet,
Encyclopédie méthodique/Beaux-Arts
(1788)
“ Les veines se gonflent, sur tout autour du cou, aux tempes & sur le front ; tout le visage est enflammé par la surabondance du fang qui s’y porte ; mais cette rougeur livide ou pourprée ne ressemble pas au coloris enchanteur de l’amour : tous les mouvemens sont violens, impétueux ; le pas est pesant & irrégulier. Si le chagrin de l’insulte l’emporte sur le desir impétueux de la vengeance, le sang retourne au cœur, le feu des yeux s’éteint, une pâleur subite décolore le visage, les bras pendent le long du corps sans force & sans mouvement. ”
