Résumé

L'amphithéâtre en 1865-1866 : leçons d'ouverture (1866)

La mission de l'artiste, Messieurs, c'est de donner une forme palpable, vivante, immortelle parfois, aux joies, aux gloires comme aux malheurs et aux misères des hommes qui ont vécu avec lui; mais il est une condition essentielle pour qu'il puisse réussir dans l'œuvre qu'il entreprend, c'est qu'il soit fortement impressionné par ces gloires ou ces souffrances, qu'il sente vivement ce qu'il est chargé d'exprimer, qu'il soit un homme de son temps, et que tout ce qui s'y fait de grand trouve un écho dans son cœur.
Source : Gallica

L'amphithéâtre en 1865-1866 : leçons d'ouverture (1866)

Quand on songe que la construction d'un édifice, qui doit porter à sa partie centrale l'énorme poids d'un dôme aussi important que celui de Saint-Pierre, a pu présenter cette curieuse incidence : que les supports mêmes de ce dôme, exécutés sur des plans prévus d'avance, n'étaient pas capables de se soutenir sous leur propre poids, on reste confondu devant la somme de hasards que comportait la science du constructeur au temps de Bramante, et devant l'audacieuse témérité dont un architecte devait alors faire preuve, en s'engageant dans la réalisation de ses plans d'artiste.
Source : Gallica

L'amphithéâtre en 1865-1866 : leçons d'ouverture (1866)

Vous le voyez, Messieurs, la science nous conduit à de grandes idées, faites pour émouvoir la vive imagination de l'artiste, elle nous montre la matière indestructible, persistant à travers les âges, sous des formes simples qui reparaissent identiques malgré les unions qu'elles contractent, elle nous montre les forces indestructibles encore, mais essentiellement changeantes, s'engendrant les unes les autres et nous apparaissant successivement sous forme d'action chimique de chaleur, de mouvement, de lumière et d'électricité.
Source : Gallica

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