Augustin Boutaric

Résumé

Augustin Boutaric Marcellin Berthelot, 1827-1907 (1927)

« On doit se féliciter qu'il y ait des savants de génie des deux côtés de la barricade, quand ce sont des hommes d'une absolue bonne foi. C'est tantôt un parti, tantôt l'autre qui remporte une victoire ; mais chacune de ces victoires est une conquête pour la science, puisque c'est un fait nouveau (1) . »
On se tromperait toutefois et l'on connaîtrait bien mal la nature humaine, si l'on s'imaginait que les découvertes de Berthelot sur la synthèse organique ne suscitèrent que des admirations. C'est le propre des hommes de génie d'être en butte aux attaques de la médiocrité.
Source : Gallica

Augustin Boutaric Marcellin Berthelot, 1827-1907 (1927)

D'autres avant Berthelot avaient admiré le génie de Lavoisier, mais n'avaient pas toujours suffisamment compris son œuvre. Berthelot redresse un certain nombre d'opinions erronnées et délimite avec soin ce que la chimie doit à Lavoisier.
Il n'est point vrai, en particulier, comme on l'a souvent soutenu, que Lavoisier ait promulgué le premier cet axiome que « Rien ne se perd et rien ne se crée ». Cette doctrine était fort répandue en science et en philosophie, depuis l'antiquité : « Rien ne vient de rien, rien ne retourne à rien », disait Lucrèce après Epicure.
Source : Gallica

Augustin Boutaric Marcellin Berthelot, 1827-1907 (1927)

Il avait toujours dans ses poches quelque boîte de bonbons, non des bonbons de synthèse, mais de vrais, d'authentiques bonbons de confiserie qui faisaient la joie de ses petits-enfants.
Il est des savants qui sont supérieurs à leur œuvre. Il en est d'autres à qui les circonstances ont permis de réaliser une œuvre supérieure à leur génie. Berthelot fut égal à son œuvre, qui est immense, par l'étendue et la profondeur de son intelligence, par son labeur ininterrompu, par l'enthousiasme qui ne cessa de l'enflammer pour tout ce qui est noble et grand.
Source : Gallica

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