Augustin Boutaric

Élements biographiques

Augustin Boutaric Marcellin Berthelot, 1827-1907 (1927)

Ainsi pour Berthelot tout dérive de la science, unique source de vérité. Il l'a aimée, il l'a chantée, il lui a consacré sa vie. Mais sa foi en elle n'avait rien de l'intolérance du croyant. Il savait que l'amour de la vérité ne doit pas être confondu avec celui de la certitude et que dans notre monde relatif toute certitude est un mensonge. Sa foi pourrait plutôt se comparer à celle de l'hérétique, qui cherche toujours et n'est jamais satisfaite. Il a demandé pour chacun le droit d'avoir sa conception propre sur la destinée.
Source : Gallica

Augustin Boutaric La physique de la vie (1948)

Il n'en est que plus curieux de constater que le travail intellectuel, même le plus intense, ne produit aucune variation appréciable dans l'activité des échanges. Tout se passe comme s'il ne s'accompagnait d'aucune dépense énergétique, ou ne demandait qu'une dépense d'énergie trop faible pour être constatée par les méthodes de mesure dont nous disposons. Rien ne montre mieux combien il est sans doute vain d'essayer d'interpréter l'ensemble des manifestations de la vie par la seule considération de phénomènes physico-chimiques accessibles à la mesure.
Source : Gallica

Augustin Boutaric Marcellin Berthelot, 1827-1907 (1927)

D'autres avant Berthelot avaient admiré le génie de Lavoisier, mais n'avaient pas toujours suffisamment compris son œuvre. Berthelot redresse un certain nombre d'opinions erronnées et délimite avec soin ce que la chimie doit à Lavoisier.
Il n'est point vrai, en particulier, comme on l'a souvent soutenu, que Lavoisier ait promulgué le premier cet axiome que « Rien ne se perd et rien ne se crée ». Cette doctrine était fort répandue en science et en philosophie, depuis l'antiquité : « Rien ne vient de rien, rien ne retourne à rien », disait Lucrèce après Epicure.
Source : Gallica

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