Augustin Boutaric

Résumé

Augustin Boutaric La physique de la vie (1948)

Le temps physique, écrit CARREL, glisse à une vitesse uniforme, tandis que notre vitesse propre diminue sans cesse. Il'est comme un grand fleuve qui coule dans la plaine. A l'aube de sa journée, l'homme marche allègrement le long de la rive. Et les eaux lui semblent paresseuses. Mais elles accélèrent peu à peu leur cours. Vers midi, elles ne se laissent plus dépasser par l'homme. Quand la nuit approche, elles augmentent encore leur vitesse. Et l'homme s'arrête pour toujours, tandis que le fleuve continue inexorablement sa route. En réalité, le fleuve n'a jamais changé sa vitesse.
Source : Gallica

Augustin Boutaric La physique de la vie (1948)

Il n'en est que plus curieux de constater que le travail intellectuel, même le plus intense, ne produit aucune variation appréciable dans l'activité des échanges. Tout se passe comme s'il ne s'accompagnait d'aucune dépense énergétique, ou ne demandait qu'une dépense d'énergie trop faible pour être constatée par les méthodes de mesure dont nous disposons. Rien ne montre mieux combien il est sans doute vain d'essayer d'interpréter l'ensemble des manifestations de la vie par la seule considération de phénomènes physico-chimiques accessibles à la mesure.
Source : Gallica

Augustin Boutaric La physique de la vie (1948)

Le temps constitue un facteur essentiel de toute évolution vitale, qui agit d'une manière irréversible et dans un sens bien déterminé. Pour un être vivant, il représente véritablement une quatrième dimension de l'espace, douée de propriétés singulières et encore fort mystérieuses. L'être vivant porte en soi son propre temps physiologique et psychologique. Et si la physique nous permet de repérer le temps à l'aide d'horloges et de chronomètres, il n'est pas certain que ce temps soit celui qui régisse le développement de l'organisme et la marche de ses diverses fonctions.
Source : Gallica

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