Augustin Boutaric, La physique de la vie (1948)
“ Le temps physique, écrit CARREL, glisse à une vitesse uniforme, tandis que notre vitesse propre diminue sans cesse. Il'est comme un grand fleuve qui coule dans la plaine. A l'aube de sa journée, l'homme marche allègrement le long de la rive. Et les eaux lui semblent paresseuses. Mais elles accélèrent peu à peu leur cours. Vers midi, elles ne se laissent plus dépasser par l'homme. Quand la nuit approche, elles augmentent encore leur vitesse. Et l'homme s'arrête pour toujours, tandis que le fleuve continue inexorablement sa route. En réalité, le fleuve n'a jamais changé sa vitesse. ”
