Résumé

Ernest Préaubert La vie mode de mouvement : essai d'une théorie physique des phénomènes vitaux (1897)

De quelque façon que la mort envahisse l'organisme, soit par accident violent ou par expérimentation comme dans mes recherches, soit par maladie ou épuisement, le processus est toujours le même. C'est l'énergie active qui donne la première et succombe, puis c'est l'énergie de réserve qui succombe en second lieu, enfin c'est le tour de l'énergie nucléaire. Comme un chef d'armée qui, dans une défaite complète, resterait sur le champ de bataille le dernier, le noyau ne meurt que le dernier.
Source : Gallica

Ernest Préaubert La vie mode de mouvement : essai d'une théorie physique des phénomènes vitaux (1897)

Une conséquence bien inattendue de cet étirement en longueur de la restitution de l'énergie vitale est la suivante. Pour une masse aussi considérable que le corps humain, et surtout dans le cas de mort violente, la dissipation complète de cette énergie n'est atteinte qu'au bout d'un temps considérable. Ce dernier souffle, que l'on prend pour la fin, n'est que le commencement de la fin. L'âme, que l'on croit échappée, se cramponne, si je puis dire, à la matière et ne lâche prise que fort tard.
Source : Gallica

Ernest Préaubert La vie mode de mouvement : essai d'une théorie physique des phénomènes vitaux (1897)

Entre tous ces mécanismes existe un lien commun que la mort détruit brutalement. Le cadavre n'est pas autrement construit que l'être vivant et, cependant, il est à jamais chose inerte. Ce lien c'est la vie, et le problème reste encore impénétrable.
Cependant un grand progrès, un acheminement à la solution va s'accomplir grâce au microscope : c'est la théorie cellulaire ; tout être vivant est formé de cellules et dérive de la division cellulaire. Quelle que soit sa complication définitive, il n'est que l'amplification de ce microcosme primordial, la cellule initiale, l'œuf.
Source : Gallica

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