Résumé

Portrait de Jean Finot Jean Finot La philosophie de la longévité (1901)

Pourriture des tombeaux, tu es notre mère.
Car cette pourriture, objet de notre terreur, est devenue un monde vivant ! Le tombeau, refuge de solitude, devient plus peuplé et plus animé qu'un carrefour de grande ville.
Effrayés que nous sommes par la conception de la terre qui souille nos corps, de la mort telle que le judaïsme et le christianisme du moyen âge nous l'ont léguée, nous la regarderons désormais avec plus de tranquillité. La Vie-Mort ne nous effraiera pas plus que ne nous effraie la dualité du jour et de la nuit, qui n'est que le jour mitigé.
Source : Gallica

Portrait de Jean Finot Jean Finot La philosophie de la longévité (1901)

On mène le monde non seulement avec des idées, mais surtout avec des mots. Il suffit quelquefois de donner à la chose un nom doux ou repoussant, et il s'infiltrera dans notre conscience en même temps que la signification qu'on lui prête. Le mot devient idée, pensée, conviction; la gaine s'identifie ainsi à l'objet lui-même. Si l'évanouissement de notre corps, au lieu d'être appelé mort, disparition, avait été conçu comme une résurrection, une sorte de retour à l'immortalité de la nature, il évoquerait plus facilement un frisson délicieux du mystère de la survie au lieu des horreurs du néant.
Source : Gallica

Portrait de Jean Finot Jean Finot La philosophie de la longévité (1900)

Les liens intimes qui unissent le monde extérieur : hommes, plantes, animaux, matière brute et organique, se voient surtout dans les phénomènes de la vie, qui leur est commune. Notre retour à la terre n'est ainsi que le retour à la vie universelle, à l'énergie suprême qui relie tous les êtres par une chaîne indissoluble. Au-dessus de la vie, au-dessus de ses apparences disparues, l'immortalité englobe, retravaille et rajeunit dans son sein, vaste comme l'Univers, les évanouissements partiels de la vie.
Tout y retourne et, avec une force infatigable, revit au soleil.
Source : Gallica

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