Amédée Delorme, Journal d'un sous-officier, 1870
“ Les suivant curieusement des yeux pendant qu'ils s'engageaient dans le village, nous attendions qu'ils eussent fait leur oeuvre pour accomplir la nôtre.Quiconque a veillé un mourant se souvient de l'émotion qui vous étreint, au cours de minutes longues comme des heures. On épie le souffle, tantôt violent, tantôt insensible, du moribond condamné, et chaque râle vous fait frémir parce qu'il vous semble être le gémissement d'une âme s'élançant vers l'inconnu, dans l'éternité. ”
