Ferdinand de Gramont,
Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont…
(1842)
“ Ce n'est plus une perte, mais un avantage : si doux se maintiennent dans mon coeur les scintillements et le luisant éclair dont il est ébloui et dissous, et dont je suis consumé moi-même; et voici déjà la vingtième année que je brûle. Je sens les avant-coureurs de la mort sitôt que je vois les beaux yeux apparaître et flamboyer au loin : puis, s'il arrive qu'en approchant elle les dirige vers moi, Amour alors m'oint et me point d'une telle douceur, que je suis incapable de retrouver cela dans ma pensée, pas plus qu'en paroles: car ni l'esprit ni la langue ne vent atteindre à la réalité. ”
