Résumé

Portrait de Dante Alighieri Dante Alighieri La vita nuova : sonnets, ballades… (1901)

Si la Mort t'est le moindrement désagréable, immédiatement prends la fuite.
La pâleur de mon visage démontre la couleur de mon coeur qui, lorsqu'il tombe en défaillance, s'appuie où il peut ; et par l'enthousiasme d'une grande terreur, il me semble que les pierres se mettent à me crier : Meurs ! Meurs !
Celui qui me voit alors, aurait bien tort, s'il ne venait rassurer mon âme consternée, quand ce ne serait qu'en témoignant toute la douleur qui lui fait éprouver la pitié que tue votre ris moqueur, qui se produit dans l'apparence blême des yeux, qui toujours expriment le désir de mourir.
Source : Gallica

Portrait de Dante Alighieri Dante Alighieri La vita nuova : sonnets, ballades… (1901)

Alors, j'ai fait ce sonnet :
Ma Dame semble si noble et si vertueuse quand elle salue quelqu'un, que le mutisme s'empare de toute langue et que les yeux ne peuvent oser la regarder.
Elle part devant les louanges, toute revêtue qu'elle puisse être d'un vêtement d'humilité ; il semble même une chose du ciel, descendue sur la terre pour y faire un miracle.
C'est une si grande beauté pour celui qui l'admire, qu'elle donne, pour les yeux, une douceur au coeur impossible à comprendre, pour celui qui ne l'a pas éprouvée !
Source : Gallica

Portrait de Dante Alighieri Dante Alighieri La vita nuova : sonnets, ballades… (1901)

C'est au ciel que Béatrice s'en est allée, dans le royaume où les Anges jouissent de la paix et peuvent vivre avec elle ; quant à vous, ô darnes, elle vous a laissées. Ce n'est ni le froid, ni le chaud, qui a pu vous la ravir comme les autres créatures, c'est sa bonté, c'est sa trop grande affabilité qui nous l'a dévorée. En effet, la splendeur du mépris de soi-même surpassa les Cieux jusqu'à provoquer l'admiration Divine et la provoquer jusqu'à faire qu'un doux désir appelât vers lui tant de salut !
Source : Gallica

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