Pétrarque,
Pétrarque à Laure : les sonnets…
(1933)
“ C'est un enfant ailé, c'est un être vivant. Et c'est lui qui m'apprend bien des secrets cachés Qu'en ces yeux adorés je découvre un à un, Quand je parle d'amour ou que je veux écrire. A LAURE VIVANTE CI. CLII. Cette douce cruelle au cœur de tigre, d'ours, Qui sous l'aspect humain cache le corps d'un ange, Me fait si bien passer de la joie à la peine, De la crainte à l'espoir, que je doute de tout. Si je ne suis bientôt accueilli, délivré, Si je reste longtemps en cette incertitude Dans laquelle on me tient, je sens au doux poison Qui se glisse en mon cœur que ma vie est finie. ”
