Résumé

Édouard Pesch Hégésippe et Louise : poëme social (1870)

« Mon front, couvert de honte et chargé d'analhème, Reçut vos pleurs brûlants comme un nouveau baptême ; Et, jetant loin de moi l'infamie avec l'or, Je trouvai dans ces murs un plus riche trésor!.
« J'ai reconquis la paix dans ce refuge austère, Où, l'âme dans le ciel et le cœur sur la terre, On cherche le travail au chevet du souffrant Et dans l'espoir futur l'effort persévérant.
« Mais j'ai cueilli les fruits des péchés que je pleure, Et, ine sentant mourir, je demandais à Dieu La grâce de vous voir avant ma dernière heure, De vous étreindre encor dans un suprême adieu!. »
Source : Gallica

Édouard Pesch Hégésippe et Louise : poëme social (1870)

Au fond, tout être humain croit à son existence; Ce sentiment s'impose à nous sans résistance, Modère la douleur ou règle les plaisirs, Et met l'ardent espoir au fond de nos désirs ;
C'est la sévère voix qui discerne le crime, Le repentir du cœur que le remords opprime; C'est, avec le dégoût et la haine du mal, Le correctif puissant de l'instinct animal; C'est tout ce qui s'élève au-dessus de la brute, L'amour du beau, du bien, des vertus, de la lutte, Ce besoin de penser, ce souvenir constant, Cette horreur de la mort, du vide et du néant!.
Source : Gallica

Édouard Pesch Hégésippe et Louise : poëme social (1870)

Pourquoi chercher, essence vagabonde, Loin de la terre un ciel qui te réponde, Quand ici-bas ton bonheur est plus sûr?.
N'admire plus les astres ni leurs voiles, Quand près de toi brillent ces deux étoiles Dont les sœurs n'ont ni l'éclat ni l'azur!.
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Tout rêve humain, en ce monde, gravite Vers le destin qui l'attire en secret; L'un tombe en proie au malheur qu'il évite, Un autre acquiert bien plus qu'il n'espérait.
La crosse d'or brille aux yeux du lévite, Le million éblouit le pauvret ; Le penseur suit la gloire qui l'invite, Le guerrier meurt pour elle sans regret.
Source : Gallica

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