Olivier-Jules Richard

Résumé

Olivier-Jules Richard Miscellanées : poésies (1867)

Lorsque, dans les plaisirs, le bruit et le fracas, Tu vidais, à longs traits, la coupe de la vie, Si quelque mendiant, plein de haine et d'envie, A ta joie opposant ses haillons et sa faim, Put émouvoir ton âme et partager ton pain ; Si dans quelque faux pas, quelqu'idée insensée, L'image de ta mère arrêta ta pensée ; Alors, chasse à jamais le doute de ton cœur : Crois à la poésie, à cette douce sœur Qui, traçant, dans le bien, ta marche sur la terre, Captivant, par le beau, ton âme droite et fière, T'éloignera du mal, adoucira ton sort, Et, par son pur amour, te rendra bon et fort.
Source : Gallica

Olivier-Jules Richard Miscellanées : poésies (1867)

Ecoutez donc les pleurs qui tombent de ma lyre ; Ecoutez et pleurez sans bruit: Quand Rupert se trouva couché près de sa belle, Il crut qu'on l'appelait tout bas.
« Est-ce toi, mon amour? » « Moi? non, répondit-elle. »
Il entendit alors des pas.
« N'entends-tu pas, dit-il, Léona bien-aimée, Quelqu'un qui marche lourdement ? »
« Calme-toi, cher Rupert, car la porte est fermée Aux verroux, bien solidement. »
- « - Si, si, le pas s'approche ! » Et, rempli d'épouvante, Rupert s'élança hors du lit.
Source : Gallica

Olivier-Jules Richard Miscellanées : poésies (1867)

Comme eux, tu rempliras le monde de ta voix, Et ton œil, parcourant les plaines éthérées, Y saura découvrir des ombres adorées Qui valent, mille fois, les plaisirs d'ici-bas..
Les roses et les lis fleuriront sous tes pas, Et, sentant un grand cœur battre dans ta poitrine, Sous l'inspiration d'une force divine, Tu diras, dans l'élan de ta sublime foi : Vivat ! je suis poète et le ciel est à moi !
Ami, lorsque le soir, pensif et solitaire, Tu baissais tristement tes regards sur la terre, Quand ton cœur, ballotté par le doute et l'espoir, Voyait, dans son effroi, l'avenir tout en noir
Source : Gallica

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