Charles-Ferdinand-Louis Valori d'Estilly, Roger : poème de la vie (1862)
“ Quand les jours sont passés où l'on va follement, En résumant sa vie, au gré du sentiment, A l'heure, justement, où l'on est loin d'y croire, On ressent sa jeunesse, on vit de sa mémoire, Et l'on court à l'amour, en fol émérillon, On y court comme court l'enfant au papillon ! Si plus tard nous souffrons, c'est encor de la vie ; Mais si l'on est heureux, l'âme émue et ravie Confond, dans son bonheur, la terre avec les deux ; Tout est bien, tout est beau, le cœur est radieux, Il ne croit plus au mal, il adore, il contemple, Il attend l'être aimé dont il devient le temple ”
