Pamphile Lemay,
Essais poétiques. Léon Pamphile Lemay
(1865)
“ Dis-moi, dis-moi le feu dont ta jeune âme est pleine ! Ne crains rien. Si le vent qui souffle sur la plaine, Emporte, loin de nous, les fleurs que nous aimons ; Si la brume s'efface à la cime des monts ; Si le nuage d'or disparaît dans l'espace ; Si le flot écumeux s'avance., chante et passe, Pour ne plus revenir aux bords qu'il a quittés; Ne crains rien, pauvre enfant : Les douces voluptés Que ton sourire d'ange et que tes yeux de flamme, Peut-être, à ton insu, font naître un jour dans l'âme, Ne s'éteignent jamais ! Tu sais toujours charmer ; Et le cœur qui t'aima ne peut cesser d'aimer ! ”
