Louis Philippe Côté, La Terre ancestrale
“ À ses pieds, le Saint-Laurent coulait, tout émaillé de ses îles et dirigé par la mince rayure bleue des Laurentides. Le Saint-Laurent, que ses riverains regardent à tous moments du jour, près duquel ils vont pleurer ou se réjouir, qui endort leurs peines et décuple leurs joies, qui les rend moroses ou gais, selon qu’il est colère ou calme ; vers lequel leurs regards se portent avant de se mettre au lit, et le matin en se levant ; dont ils emportent en eux la vision et qui les ramène sur ses rives ”
