Arthur Buies,
Au portique des Laurentides
“ Aujourd’hui, ce n’est pas tout à fait le contraire, mais presque. On n’a pas plus tôt vu fonctionner une ligne à travers les Laurentides, qu’on veut percer le nord dans toutes les directions ; on pousse des chemins de fer, comme de simples pions sur un jeu d’échecs, à travers la région la plus montagneuse du pays, celle du Saguenay ; on va traverser celle du Saint-Maurice comme une éponge, aborder le Témiscamingue et la baie d’Hudson elle-même, qui n’est qu’une station sur le chemin du pôle, et s’élancer, d’un autre côté, à toute vitesse, jusqu’au rivage labradorien. ”
