Montréal

Définition et enjeux

Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte,  Histoire des Canadiens-français…

“ Montréal est un carré long, situé sur le bord du fleuve, lequel s’élevant insensiblement, partage la ville, dans sa longueur, en haute et basse — mais à peine s’aperçoit-on que l’on monte de l’une à l’autre. L’Hôtel-Dieu, les magasins du roi et la place d’armes sont dans la basse-ville ; c’est aussi le quartier de presque tous les marchands. Le séminaire et la paroisse, les récollets, les jésuites, les filles de la congrégation, le gouverneur et le plupart des officiers sont dans la haute-ville. ”
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Portrait de Théodore Pavie Théodore Pavie,  Revue des Deux Mondes

“ Dans cette fertile région croissent le froment rouge, le blé noir, l’orge, le maïs ; on dirait un paysage de Normandie traversé par la Seine : partout de la verdure, des pâturages, des arbres au feuillage riant, une population active, laborieuse, aux allures vives et enjouées. Il n’y a dans tout cela ni pauvreté ni souffrance, et pour tant ces heureux habitans rêvent un autre avenir qu’ils croient meilleur. Montréal veut devenir capitale de quelque chose, d’une province, d’un état peut-être. ”
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H. Emile Chevalier,  Les derniers Iroquois

“ Voilà le berceau de Montréal.
Les années fuient sur le cadran des âges. Insensiblement, et malgré l’incurie si déplorable du gouvernement français, le Canada se peuple. Champlain commence la ville de Québec : des établissements se forment à Sillery, et Trois-Rivières [3] ; des missionnaires catholiques, la croix d’une main, la houe ou l’arquebuse de l’autre, se répandent partout, convertissant les Indiens, défrichant les terres, érigeant des fermes et des maisons d’éducation.
”
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