Jean-André Jeannel

Élements biographiques

Jean-André Jeannel,  La flamme qui vacille

“ Si je vous perds, c’est tout cela que je perds ! Ah ! ça, mais, qu’est-ce que je vais devenir, petite Simone ? Qu’est-ce que je vais devenir, sans vous !
Il semblait si accablé, que Simone, qui l’avait écouté avec une surprise croissante, eut, pour la seconde fois, une pénible impression. Le ton dont elle murmura :
— Oh ! Monsieur Merville ! lui fit relever la tête. Il vit la peur et la tristesse dans ses yeux, et comprenant ce qu’elle redoutait d’apprendre, il s’empressa de la rassurer, par une grande franchise :
— N’ayez aucune crainte, ma chère enfant.
”
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Jean-André Jeannel,  Le crime d’un père

“ Freluquet en fit la remarque :
— C’est drôle, fit-il, moi, je l’ai dit sans hésiter, comme si ça m’était sorti du cœur.
— Mon petit Jean !
S’exclama Henriette avec une tendresse toute maternelle. Et elle eût la notion précise que c’était par pure gentillesse qu’elle ajoutait :
— Ma petite Pauline !
La jeune fille, tout de même, était émue et balbutia :
— Oh ! merci, madame... merci, maman !... Vous êtes bien bonne ! Et Freluquet est bien gentil d’avoir pensé à moi !...
— Mais, répartit l’enfant, embarrassé, c’est que... c’est pas moi qui y ai pensé le premier, c’est Monsieur d’Anjou.
”
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Jean-André Jeannel,  L’empoisonneur

“ Françoise en fut émue, car elle adorait le pauvre petit être, venu au monde infirme. Toutes deux l’entourèrent de soins si tendres qu’elles purent lui conserver la vie, mais il n’en était pas moins certain que le bébé resterait partiellement paralysé, pendant de longues années à coup sûr, probablement toujours.
Cet enfant fut un lien nouveau entre la femme et la jeune fille, car Jeannette avait alors quatorze ans, et, peu à peu, les bons sentiments reprirent le dessus dans l’âme primitive de la Françoise, âme rustre que la maternité venait d’embellir.
”
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