Jean-André Jeannel

Résumé

Jean-André Jeannel La flamme qui vacille

Si je vous perds, c’est tout cela que je perds ! Ah ! ça, mais, qu’est-ce que je vais devenir, petite Simone ? Qu’est-ce que je vais devenir, sans vous !
Il semblait si accablé, que Simone, qui l’avait écouté avec une surprise croissante, eut, pour la seconde fois, une pénible impression. Le ton dont elle murmura :
— Oh ! Monsieur Merville ! lui fit relever la tête. Il vit la peur et la tristesse dans ses yeux, et comprenant ce qu’elle redoutait d’apprendre, il s’empressa de la rassurer, par une grande franchise :
— N’ayez aucune crainte, ma chère enfant.
Source : Wikisource

Jean-André Jeannel La flamme qui vacille

Quel séduisant tableau pour un vieux bonhomme de père, que celui que présente son enfant, si gracieuse, avec ses petites mines appliquées et attentives, avec sa blouse de soie blanche et sa petite cravate noire.
Le silence du nouveau venu lui fait lever la tête et elle sourit au vieillard, dont le visage frais rasé, sous sa calotte de lustrine, exprime la tendresse et la joie :
— C’est toi, père ?
— Ce n’est que moi ! Je ne te dérange pas trop ?
Il reste sur le seuil, dans une pose gênée, les mains cachées derrière le dos. Simone le rassure :
— Toi ? Me déranger ? Tu sais bien que non.
Source : Wikisource

Jean-André Jeannel La flamme qui vacille

Non, c’est par vanité, par un faux amour-propre. Le voilà, votre point faible, votre talon d’Achille, c’est votre fatuité. Alors que nous, les honnêtes femmes, prendrions pour un outrage les flatteries ou les œillades d’un rustre, vous, les hommes, au moindre sourire, vous vous dandinez, un simple clin d’œil, et vous vous pavanez, un compliment banal, ou intéressé, et vous faites la roue comme un paon... ou comme un dindon !
Soulagée par cette injure, Cécile souffla. Pour Julien, le moment était venu de se disculper, posément, en exposant les faits avec logique, sans ironie et sans passion
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature