Consentement

Définition et enjeux

Portrait de Albéric Rolin Albéric Rolin,  Principes de droit international privé et applications aux diverses matières du Code civil… (1897)

“ Toutes les théories qui reposent sur le consentement présumé, sur la volonté des parties contractantes, sur leur soumission volontaire à la loi de tel ou tel lieu, à leur loi nationale, à la loi du lieu du contrat, ou à la loi du lieu où l'obligation doit être exécutée, ce qui revient à peu près au même, nous paraissent se heurter contre un obstacle commun, lorsqu'il s'agit des vices du consentement. ”
Source : Gallica

Louis Josserand,  Cours de droit civil positif français… (1938)

“ Les vices du consentement. — Il arrive plus fréquemment que les parties émettent bien une volonté, mais que celle-ci est entachée d'un vice qui en compromet l'efficacité; l'acte accompli dans ces conditions n'est pas inexistant, il est simplement attaquable, annulable.
Les vices du consentement sont : 1° l'erreur; 2° le dol; 3° la violence; 4° la lésion.
A notre sentiment, il y a lieu d'ajouter en cinquième lieu l'incapacité.
”
Source : Gallica

Ambroise Rendu,  Plaidoyers de M. Ambroise Rendu… (1868)

“ Ne voyez-vous pas, Messieurs, comme cette disposition conduit naturellement à cette convention toute particulière, où le consentement, où l'erreur, s'il y en a, portent tout à la fois et nécessairement, à la différence de tous autres contrats, et sur la substance et sur la personne? Dans le mariage, la personne, en effet, est tout l'ensemble et l'objet même pour lequel on contracte et le sujet avec lequel on contracte. De sorte que l'erreur portant à la fois sur les deux éléments, réel et personnel, du contrat, aura par là même un caractère et des effets d'autant plus graves. ”
Source : Gallica

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