Spiridion G. Sclavos

Élements biographiques

Spiridion G. Sclavos [De l'adoption] : droit romain… (1867)

La survenance d'un enfant à l'adoptant, et l'ingratitude de l'adopté ne sauraient entrainer la révocation de l'adoption, seulement, dans ce dernier cas, l'adopté pourrait être bien entendu, comme tout autre héritier déclaré indigne de succédera l'adoptant.
Les discussions préparatoires prouvent, d'ailleurs, d'une manière évidente, que l'intention bien arrêtée des auteurs du Code était de rendre l'adoption indissoluble et irrévocable, et c'est même pourquoi ils n'ont pas permis l'adoption d'un mineur.
L'adoption, en France, n'est qu'une imitation imparfaite de la nature
Source : Gallica

Spiridion G. Sclavos [De l'adoption] : droit romain… (1867)

Sans parler de la consolation que procurait l'adoption à ceux que la nature ou la mort avait privés de la douce jouissance d'avoir un enfant d'eux-mêmes, elle apportait encore un correctif à l'organisation de la famille romaine ; car elle servait à remettre sous la puissance paternelle le fils qui en était sorti ou à y placer ceux qui n'y avaient jamais été soumis à cause de l'émancipation de leurs auteurs.
Chez un peuple aristocratique et moral, l'adoption rarement employée et entourée de plus de garanties possibles peut être considérée comme une institution belle et divine
Source : Gallica

Spiridion G. Sclavos [De l'adoption] : droit romain… (1867)

L'adoption est une institution du droit positif, une création du législateur humain qui ne peut exister légalement qu'avec le concours et l'accomplissement de certaines conditions essentielles à son existence.
Lorsqu'il manque une de ces conditions essentielles, l'acte ne peut produire aucun effet civil, et toute personne intéressée peut en tout temps soutenir soit par voie d'action, soit par voie d'exception, qu'il n'y a point d'adoption.
Source : Gallica

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