Aïeul

Définition et enjeux

Emile Nolly,  Hiên le Maboul (1908)

“ Surplombant les portes, des lanternes de papier huilé et couleur d’or balançaient leurs ventres badigeonnés de caractères vermillon.
Par delà les vérandas, la brousse sombre ondulait jusqu’à la route : un chien aboyait derrière quelque case indigène noyée sous les bananiers. Dans le ciel noir, où grouillait le troupeau des étoiles, la montagne du Phare profilait sa masse grise où s’allumait et s’éteignait une étoile énorme et rouge.
L’Aïeul s’accouda sur la balustrade de pierre et se réjouit silencieusement de la nuit profonde et parfumée.
L’Aïeul est un sage.
”
Source : Gutenberg

Emile Nolly,  Hiên le Maboul (1908)

“ Dans la lumière incertaine, l’Aïeul vit son enfant mort : il lut dans les yeux vitreux, dans les bras allongés, l’accablement, l’infinie lassitude, le désespoir qui avaient inspiré à l’âme tourmentée le désir du sommeil sans rêves et sans terme.
Les petits soldats attentifs déposèrent le vaincu sur un brancard, abaissèrent sur le regard farouche les paupières noires, rendirent à la face toute sa beauté sauvage, lui donnèrent la sérénité qu’il n’avait jamais connue. Comme sonnait le réveil ils couchèrent leur camarade sur une natte où pleuvaient les pétales des flamboyants...
”
Source : Gutenberg

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