Ulric-Louis Gingras

Résumé

Ulric-Louis Gingras Les Guérêts en fleurs

Sans que l’oubli jamais ne puisse l’en chasser,
Une humble enfant des champs habite dans mon âme,
Bien qu’elle fut pour moi capricieuse femme,
Et que sur son chemin je n’ai fait que passer.
Un autre grave amour dont jamais nulle absence
Éteint en l’âtre chaud de mon cœur les tisons,
C’est, un riant village aux paisibles maisons
Où, j’ai coulé les jours heureux de mon enfance.
Source : Wikisource

Ulric-Louis Gingras Les Guérêts en fleurs

Grigou même, à nul ne saurait dire
Quel caprice l’amène ici plus que là-bas !
Pourquoi cet humble endroit plus qu’un autre l’attire
Pourquoi de préférence y traîne-t-il ses pas !
Est-ce pour un moment, une heure, une journée... ?
Et qu’importe après tout puisqu’il en est ainsi... !
Puisque nul être humain ne sait sa destinée,
Pourquoi, lui de la sienne aurait-il le souci... ?
Possède-t-il un nom, un gîte, une patrie... ?
N’est-il pas un enfant expiant de l’amour
La faute dont son âme est aujourd’hui meurtrie... ?
Source : Wikisource

Ulric-Louis Gingras Les Guérêts en fleurs

Il n’est rien, sente ou val, dont le doux paysage
Ne me soit plus qu’ici très cher et coutumier :
Ce blanc moulin, là-bas, aux ailes de ramier,
Que l’aquilon harcèle et qu’il mord au visage ;
Ces ruches en éveil d’où la senteur du miel
Enivre les oiseaux blottis dans le feuillage ;
Tout converge à te faire aimer, ô mon village,
À pleurer ton absence, à regretter ton ciel !
Car, pour qu’on te vénère avec une âme altière,
Dieu fit plus grave en nous cette empreinte des ans
Qui marque de son sceau le front des paysans,
Les unissant ainsi toute leur vie entière.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature