Léon Riffard, Derniers sonnets (1901)
“ J'aime mieux la mésange et la bergeronnette Qui sautillent gaîment dans nos buissons en fleurs; Et l'hymne du matin que siffle l'alouette Au-dessus des prés verts, dans la rosée en pleurs. L'orage vient à point pour emplir nos fontaines Et l'excès de ses eaux s'écoule dans les plaines Par les petits vallons pleins d'ombre et de fraîcheur Où s'abrite à midi la sieste du faucheur. Aux pentes des coteaux que festonne la vigne L'olivier arrondit son feuillage argenté ; Et derrière le mas, par les aïeux planté, Un rang de noirs cyprès dans le couchant s'aligne ! ”
