Léon Riffard

Résumé

Léon Riffard,  Derniers sonnets (1901)

“ J'aime mieux la mésange et la bergeronnette Qui sautillent gaîment dans nos buissons en fleurs; Et l'hymne du matin que siffle l'alouette Au-dessus des prés verts, dans la rosée en pleurs. L'orage vient à point pour emplir nos fontaines Et l'excès de ses eaux s'écoule dans les plaines Par les petits vallons pleins d'ombre et de fraîcheur Où s'abrite à midi la sieste du faucheur. Aux pentes des coteaux que festonne la vigne L'olivier arrondit son feuillage argenté ; Et derrière le mas, par les aïeux planté, Un rang de noirs cyprès dans le couchant s'aligne ! ”
Source : Gallica

Léon Riffard,  Derniers sonnets (1901)

“ Celui que je préfère, moi, c'est un bouleau.
Un superbe bouleau, dont la tête fleurie Monte plus haut que l'aube et plus haut que l'ormeau. Seul survivant des trois que l'aïeule chérie Planta, trente ans passés, dans le jardin nouveau.
”
Source : Gallica

Léon Riffard,  Derniers sonnets (1901)

“ Maintenant, je suis vieux... mais le bouleau longtemps A mes petits-enfants parlera du grand-père !
La Ferme 18 août 1901.
— 23 —
Le Chant de la Fontaine
Madrigal
A Monsieur Alorge.
L'alouette immobile au-dessus des sillons
Sonne amoureusement sa petite fanfare ;
Sous les toits, les moineaux, au verger, les pinsons
Font leurs nids — et Dieu sait le joyeux tintamare !
Eros, maître du Ciel, de la terre s'empare : Graines, germes ailés s'accrochent aux buissons ; Les pommiers sont en fleurs ; il neige sur la mare ! Ce ne sont que pourchas, ce ne sont que chansons.
”
Source : Gallica

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