Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ La plaine, les coteaux, les vallons, les montagnes, Montent vers l'horizon, en gradins étagés. Les ombres doucement posent sur les campagnes Endormies au lointain, leur nuage léger. Les grands boeufs blancs et roux, dans les prés, en silence, Regardent dans l'azur monter l'astre des nuits ; Et le ciel et la terre apparaissent, immenses, Dans l'air glacé du soir où vient s'éteindre un bruit. Les chaumes sont coupés. Dans la plaine déserte, Un lourd vol de corbeaux perce l'immensité. Les chênes dépouillés de leur parure verte Se cachent tristement dans cette obscurité. ”
