Albert Samain

Élements biographiques

Portrait de Albert Samain Albert Samain,  Œuvres de Albert Samain

“ Rovère s’était levé à son tour ; sa voix était solennelle, son geste magnifique ; il dit : « Je bois à toi, Dionysos, soleil de feu, âme du monde, cascade d’or, dieu très bon, très puissant, très adorable, père de la divine volupté. C’est toi qui, tendant l’éternel désir au cœur de la création, fais surgir des fleurs toujours plus suaves, des fruits toujours plus savoureux, des formes toujours plus belles. De ta poitrine, profonde comme le firmament et constellée comme la nuit, jaillit le flot intarissable et sacré de la vie, et la vie est la beauté, et la beauté est la fleur du monde ! » ”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Samain Albert Samain,  Le chariot d'or (1907)

“ L'angélique échanson des couchants violets Penchant l'urne du rêve emplit l'or vieux des coupes. Des blancheurs d'ailes vers le ciel volent par troupes. Le noir des jardins s'ouvre aux mystères seulets.
La nuit vient. Des pêcheurs chargés de lourds filets Passent ; de jeunes voix vont s'éloignant, en groupes ; Et l'étang de saphyr, où dorment les chaloupes, Met son manteau de lune et sort ses feux follets.
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Tout le firmament brille à travers les ramures. Des pétales mourants tombent des roses mûres : La fleur triste des soirs divins vient de s'ouvrir...
Mon âme est un velours douloureux que tout froisse, Et je sens en mon coeur lourd d'ineffable angoisse Je ne sais quoi de doux, qui voudrait bien mourir...
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Samain Albert Samain,  Œuvres de Albert Samain

“ Engourdi de bonheur, il ne songeait plus à rien. Tout à coup, Nyza, qui gagnait le fond de l’enclos, aperçut, nettement découpée sur le sol, l’ombre aiguë de ses cornes ; en même temps elle vit deux yeux briller dans l’ombre, et, saisie d’épouvante, elle poussa un grand cri et s’enfuit vers la maison...
Hyalis s’en revint, désespéré.
Il comprenait maintenant qu’un abîme le séparait de la fille de Xylaos ; toute la nuit, il erra à travers les halliers. Des mains, dans l’ombre, déchiraient son cœur, et les paroles de Glaucos, éclairées d’une étrange lumière, remontaient dans sa mémoire.
”
Source : Wikisource

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